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29/08/2011

tokyo street view

EXPRESSION PLASTIQUE  DE2 2011-2012












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EXPRESSION PLASTIQUE  DE2 2011-2012


MOVE from Rick Mereki on Vimeo.

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EXPRESSION PLASTIQUE DE 2 2011-2012


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23/08/2011

art(s) / junkspace

EXPRESSION PLASTIQUE DE2  2011-2012

Diana Cooper

extrait de Diana Cooper, Systems that make no sense / Diana Cooper, Entretien avec Marion Daniel, New York, 1er mai 2010
Texte paru dans la revue Roven nº4, automne-hiver 2010-2011
liens suite entretien


"... L’association de vides et de pleins, de parties évoquant une multiplication cellulaire et de structures linéaires claires, se fait dans une logique d’accumulation. Au moyen de ses « gribouillages », Cooper crée des sortes d’organismes imaginaires au bord de l’implosion. Pratiqué à grande échelle, le gribouillage produit une véritable intrication de formes, à laquelle l’artiste ajoute des éléments hétérogènes : des pompons, des cure-pipes ou encore des rubans adhésifs en aluminium..."




































Sarah Sze

http://www.sarahsze.com/
Texte extrait in x biennale de Lyon /  le spectacle du quotidien - 2009

liens biennale de Lyon


"... Sarah Sze crée des sculptures à partir de petits objets de la vie quotidienne (trombones, coton-tiges, allumettes, bonbons, punaises, pilules, bouchons de bouteilles, chips d’emballages, clous, ampoules, pinces à linge, bobines de fil, capsules de lait, savons, poignées de portes, éponges, stylos, cactus, tasses, loupes, bacs à glaçon, calculatrices, brosses, ventilateurs, rasoirs, charnières, chewing-gums, échelles, plumes, tiges, ciseaux ou morceaux de polystyrène) qui sont assemblés comme des réseaux impossibles dans l’espace et l’envahissent totalement. Un mélange de hasard et d’équilibre fragile qui (dé)construit l’espace. Ses assemblages pourraient s’étendre indéfiniment à travers l’espace d’exposition..."
 





22/08/2011

junk space / Rem Koolhaas

EXPRESSION PLASTIQUE DE2  2011-2012


extrait de FACE À LA RUPTURE / Une conversation avec Rem Koolhaas-Catalogue Mutations, Actar, 2000.

FCh. Qu’entendez-vous par junkspace?

RK. Junkspace veut dire qu’il y a une expérience contemporaine de l’espace qui est universelle et qui est fondée sur des valeurs complètement non-architecturales. Et sur le fait paradoxal qu’elle exploite et recycle tous les thèmes architecturaux sans conserver aucune de leurs qualités. On assiste à une espèce de démantèlement de l’architecture, à l’exacerbation de ses qualités spectaculaires (et donc en un sens architecturales) mais avec un tout autre effet conceptuel ou physique. Je trouve hallucinant que, si l’on identifie le junkspace comme la production d’espace probablement la plus importante des vingt dernières années, il devient possible de lire l’architecture de Frank Gehry ou l’architecture de mes contemporains, ou même la mienne, comme du junkspace. Il règne un arbitraire complet dans la manipulation des signes.

FCh. On dirait en français «tout ce bordel ambiant»?

RK. Ce n’est pas forcément un bordel. Les barres de logement social, ce n’est certainement pas du bordel mais cela participe quand même d’une esthétique sauvage qui ne se reconnaît que peu de règles.

FCh. Les règles traditionnelles de connivence et de cohabitation. Mais junkspace, n’est-ce pas dans votre esprit un terme péjoratif? Ne veut-il pas dire cette camelote, cet environnement de mauvaise qualité, ce sous-produit?

RK. Pas forcément, non, vraiment. On assiste à l’émergence de conditions hybrides. Ce que j’ai appelé junkspace (je ne saurais absolument pas traduire le mot, quand même architecture-bordel peut-être) est le réceptacle de la modernisation, une sorte de dépotoir, de désordre. Ce paysage évoque un lieu jadis bien ordonné qui aurait été secoué par un ouragan. En fait il n’ait jamais été ordonné, ce n’est pas son problème, et nous nous trompons quand pour nous rassurer nous y voyons un désordre passager et rattrapable. Produit du vingtième siècle, le junkspace connaîtra son apothéose au vingt-et-unième. Et ce sont les résidus des organisations antérieures, tout ce qui dans cet espace relève du plan, du tracé, de la géométrie, qui lui confèrent un sentiment morne et attristant de résistance inutile, qui en plus en gêne les mouvements et les flux circulatoires.

Le caractère presque sans fin de cette architecture est fascinant. Elle ne peut jamais y être considérée comme achevée, car il y a toujours des parties dans ces édifices qui sont en train de se reconstruire. Il y a, face-à-face, ceux qui utilisent l’architecture, la consomment, et, derrière, ceux qui sont en train de la produire. C’est presque devenu un phénomène permanent, cette reconstruction au sein de la même architecture. Le plus choquant, dans tout ça, c’est peut-être que l’architecture de ce junkspace-architecture-bordel, bien que parfois intense, violente, parfois belle entre guillemets, ne peut pas être mémorisée. Elle est instantanément et totalement oubliable, et je vous mets au défi de vous souvenir du moindre de ses aspects, de ses détails. C’est l’architecture du futur.


lien suite entretien - page(40) /Koolhaas